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Accompagnement

Régulation du système nerveux autonome

« Le traumatisme n’est pas ce qui nous arrive, mais ce que nous gardons en nous, en l’absence d’un témoin empathique. »
Peter Levine

Comprendre le système nerveux autonome

Le SNA, ou système nerveux autonome, se développe dans l’embryon dès le premier trimestre de la grossesse. Il est à la base de tout, comme une sorte de boîte noire contenant toutes nos expériences passées.

On parle de système autonome car il s’occupe des tâches de maintenance de base de notre corps de façon automatique.

Un système tourné vers notre protection

Son but ? Nous protéger pour rester en vie ! Pas pour être heureux, pour survivre.

Comment ? Tel un radar interne, il capte toutes les informations internes et externes et recherche si les situations ou les gens autour de nous sont sûrs, potentiellement dangereux, ou mettent notre vie en danger.

Pour cela il se base sur l’ensemble de nos expériences vécues. Il n’oublie rien, et il s’y réfère constamment pour assurer notre survie. Il est toujours sur ses gardes à se demander « Suis-je en sécurité ? » Il évalue constamment la sécurité et le risque en analysant ce qui se passe dans notre corps et autour de lui.

Du corps aux émotions et aux pensées

80 % des messages circulent du corps vers le cerveau et seulement 20 % du cerveau vers le corps.

C’est donc d’abord notre corps qui capte et signale ce qui se passe en nous et autour de nous. Les transformations internes (augmentation du rythme cardiaque ou au contraire respiration quasi imperceptible) sont ensuite envoyées au cortex pour être analysées. La sensation va être alors mise en émotion puis en pensée.

C’est alors que le mental intervient et se crée des histoires en fonction des expériences vécues dont nous avons tiré des conclusions. Ces scénarios enregistrés se rappellent à notre corps, et nous pensons qu’ils vont se reproduire à chaque fois de la même manière : nous en avons donc peur et préférons les éviter.

Nos pensées, notre état d’esprit ne reflètent que des informations sur notre état intérieur et non sur la réalité de l’événement présent. Il ne s’agit que d’un état, et non de notre personnalité ni de la réalité.

Le corps garde l’empreinte du traumatisme

Des spécialistes des traumatismes tels que Peter Levine (psychothérapeute américain) et Bessel Van Der Kolk (psychiatre américain, spécialiste du Syndrome du Stress Post Traumatique) ont démontré, en travaillant sur ce phénomène avec des milliers de cas pratiques, que le corps gardait l’empreinte traumatique tant que le stress lié au choc n’avait pas été évacué. Ces mémoires sont stockées dans le système nerveux autonome.

Comprendre les mécanismes physiologiques et biochimiques, observer les réactions de son corps, observer les scénarios catastrophes du mental se présenter nous permettent de nous détacher et de nous désidentifier de nos problèmes.

« C’est pas moi, c’est mon SNA ! »

Le cabinet d’Anne Cou à Brest

Ce que nous pouvons travailler ensemble

Et la bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’enrayer ces transformations physiologiques en pratiquant des mouvements et exercices simples et intuitifs pour sortir du mental, revenir dans le corps, le rassurer et le remettre en sécurité.

Durant nos séances, je vous proposerai donc de prendre conscience de ces mécanismes, d’apprendre à les observer sans s’y accrocher pour revenir à un état de calme et de sécurité intérieure.

Cela permettra :

  • D’enrayer les attaques de panique
  • De stopper les pensées envahissantes de notre mental qui se raconte des tas d’histoires
  • De sortir d’un état dissociatif
  • De baisser les tensions, la pression interne
  • De diminuer les crises de colère
  • D’apprendre à réguler quotidiennement son SNA
  • D’apprendre à co-réguler